24/07/2008

Le vol des cd-roms de l'affaire Zandvoort


Le vol des cédéroms de l'affaire Zandvoort que le Roi avait transmit au procureur-général de la court d'appel d'Anvers: 'séparation des Pouvoirs'...

15.7.2008Koning


ZoeGenot.imagesBruxelles, 7.7.2008

Madame Zoé Genot,
Députée fédérale, siégeant à la Chambre des Représentants
tête de liste ECOLO à la Chambre pour Bruxelles - Hal - Vilvorde

Chère Zoé,

Comme vous savez, Marcel Vervloesem a été condamné sur base d'un dossier incomplet à 4 ans de prison. C'est clairement une manière d'étouffer l'affaire Zandvoort, dont il est présenté comme le "chef", alors que sans lui, personne ne connaîtrait l'existence du réseau.

Nous avons aussi découvert qu'il n'y a pas de disparus que les documents et les témoignages du dossier de Marcel mais également 7 cédéroms avec les photos de Zandvoort que le Werkgroep Morkhoven avait transmit au Roi et que le Roi avait transmit via Tony Van Parys, en ce temps ministre de la justice, au procureur-général Christine Dekkers de la court d'appel d'anvers. Le conseil supérieur de la justice nous a confirmé ces vols.

J'ai alors écrit par lettre recommandé (avec avis de reception) au ministre de la justice Vandeurzen et au Roi lui-même. J'ai aussi écrit au Jacques van Ypersele, Tony Van Parys et les membres de la commission de la justice du sénat.

Ni van Ypersele, ni les membres du sénat ne m'ont répondu. Van Parys m'a répondu qu'il attend les 'résultats de l'enquête'. Je lui ai demandé quelle enquête parce que les enquêtes concernant les cédéroms Zandvoort et Marcel Vervloesem sont fermées. Van Parys ne m'a pas répondu.

L'avocat-général Marc Tack de la 14ième chambre de la court d'appel d'Anvers, lui aussi, a confirmé la disparition des cédéroms et en même temps, qualifiait le dossier Zandvoort avec 88.539 victimes (selon un rapport du police fédéral) de 'bulle crevée'.

Vous avez interpellé ministre Onkelinx sur l'enquête des cédéroms Zandvoort. Elle n'avait pas voulu répondre et qualifiait le dossier de 'dossier individuelle dont elle ne voulait pas donner de détails'.

Est-ce que vous pouvez interpeller Vandeurzen pour qu'il prenne ses responsabilités ?

Marcel, (qui vient de devenir grand-père pour la cinquième fois), a décidé, que s'il était enfermé, qu'il débutera directement une grève de la faim. Il y a peu de chance qu'il y survive. Son état de santé est alarmant. Non seulement cardiaque et lourdement diabètique, on vient de découvrir qu'on lui a caché un premier cancer il y a 3,5 ans à la prison de Turnhout. On lui avait dit qu'il ne pouvait pas faire de chimiothérapie à cause du diabète, mais il parrait que c'est un mensonge. Il a déjà eu deux métastases.

Nous pensons que les autorités belges ont l'intention, après la mort de Marcel, de fermer définitivement le dossier Zandvoort et de detruire les cédéroms en silence.

En l'attente de votre réponse, Jacqueline de Croÿ (Fondation Princesses de Croÿ et Massimo Lancellotti), se joint à moi pour vous rappeler notre meilleur souvenir,

Jan

Jan Boeykens
Président du Werkgroep Morkhoven

Werkgroep Morkhoven vzw-asbl
Rue Faider 10
1060 Saint-Gilles
Belgique
nr. 443.439.55
Tel/Fax 02 537 49 97
WerkgroepMorkhoven@gmail.com
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http://werkgroep-morkhoven.skynetblogs.be/

PS. Si vous êtes interessé: il y a quelques jours que Marcel a été invité par la justice à De Lahaye pour une audition concernant les cédéroms de Zandvoort.



- http://www.zoegenot.be/CD-roms-pedocriminels-Onkelinx.html
- http://www.google.be/search?hl=fr&q=Ministre+Onkelinx+Zandvoort&btnG=Recherche+Google&meta=
- http://www.google.fr/search?hl=fr&q=affaire+zandvoort&btnG=Rechercher&meta=
- http://www.google.be/search?hl=fr&q=Gina+Bernaer+Pardaens&btnG=Rechercher&meta=
- http://www.google.be/search?hl=fr&pwst=1&sa=X&oi=spell&resnum=0&ct=result&cd=1&q=Gerrit+Ulrich+Zandvoort&spell=1
- http://www.google.be/search?hl=fr&q=Jacobs+zicot+turnhout&btnG=Rechercher&meta=
- http://www.janettseemann.info/
- http://www.lepeededamocles.info/
- http://www.droitfondamental.eu/

18:05 Écrit par Jacqueline de Cro dans Général | Lien permanent | Commentaires (5) |  Facebook |

Commentaires

'Rien n'a changé. La réforme, c'est une catastrophe!'
Bruxelles - Dans les mois qui ont suivi l'affaire Dutroux, la justice et la police ont subi un gigantesque bouleversement. Adieu la gendarmerie et les polices communales, bonjour la police fédérale et les polices locales.

Cette réforme devait, en principe, faire que les erreurs du passé ne puissent se reproduire. Mais voilà, entre espoir et réalité, il y a une marge. Un fossé, même! Et comble du comble, alors que ce remaniement avait été consécutif à une affaire de pédophilie, voilà que c'est justement cette matière qui est désormais la moins exploitée.

En cause, la répartition des compétences. La police fédérale ne s' occupe que du tourisme sexuel, des réseaux et du phénomène international.
Quant au reste, c'est du domaine de la police locale. Ces policiers, sans les vexer ou les sous-estimer, sont bien évidemment moins expérimentés que les policiers fédéraux, qui, pour la plupart, traitent cette matière depuis de nombreuses années.

"Les policiers de la locale ont une formation de 13 jours", nous explique un enquêteur fédéral.
Alors, forcément, parfois ça dérape.On passe à côté de victimes, d'auteurs ou même de phénomènes. Exemple, la place Anneessens à Bruxelles, où, selon les informations recueillies, on sait qu'il se passe des drôles de choses en matière de moeurs.
Les cassettes pédophiles y circuleraient aussi facilement que les voitures...

"C'est la locale qui devrait s'en occuper, mais les policiers qui sont déjà eux-mêmes surchargés avec les affaires courantes estiment que c'est de la pédophile organisée et que, donc, c'est pour nous", explique un enquêteur fédéral. Résultat: personne n'y va!
Selon la procédure, le P.-V. rédigé devrait être envoyé au parquet, qui, si besoin est, le redistribuera.
En parlant du parquet, il faut préciser qu'il y a quelques années , il y avait des substituts spécialisés dans les affaires des moeurs. Et maintenant ? La réponse est claire: non, du côté francophone alors que c'est là qu'il y a le plus de dossiers.
Par contre, du côté néerlandophone, il demeure un magistrat spécialisé, pour 30 fois moins de dossiers!
"La réforme, c'est une catastrophe!
S'il devait y avoir une deuxième affaire Dutroux, je ne sais pas comment on ferait. Est-ce que l'on s'en apercevrait seulement ? Dire que toute la réforme est consécutive à l'affaire Dutroux et que c'est ce secteur qui est finalement le plus négligé!"

Pourtant, Glenn Audenaert, le directeur du service judiciaire
d'arrondissement (le SJA) de Bruxelles, donne tous les moyens qu'il peut à son équipe.

"Il faut tout regarder. On ne peut pas risquer de passer à côté d'une victime. Il y a parfois des pervers qui mettent des séquences pédophiles de quelques secondes au milieu d'un dessin animé. Il faut donc être très attentifs", explique un enquêteur de la section.

"Si un policier passe à côté de 2 kilos de cocaïne, ce n'est pas dramatique, mais si on passe à côté d'un pédophile..."
La cellule traite de nombreux dossiers. Trop. En plus, chaque affaire n'est traitée que par un seul policier.
Effectif réduit oblige. "C'est dangereux pour l'objectivité, et surtout pour la charge émotionnelle. Si on part en vacances, le dossier s'arrête!"
Si les hommes sont motivés, ce sont les moyens qui manquent. "Il n'y a toujours pas de banque de données des pédophiles. S'il y a un enlèvement d'une fillette dans un quartier, on sera incapable de dire s'il y a des pédophiles qui habitent dans les environs."
Par rapport aux autres pays européens, la Belgique est donc à la traîne.
"Partout ailleurs, il y a des policiers spécialisés qui traquent
quotidiennement ce fléau sur Internet.
Il y a bien le CCU, mais il est pris par tant d'autres dossiers!"

Et un policier de préciser: "En Belgique, c'est une justice de catastrophe. On déplace les moyens en fonction des événements. Et maintenant, c'est la vague terroriste. Donc, tous les moyens sont attribués à cette matière."

Emmanuelle Praet

(La Dernière Heure - 16 et 17 octobre 2004 - Page 18)

Écrit par : Werkgroep Morkhoven | 27/07/2008

Les rapports entre la mafia et la politique
Etat des luttes contre le crime organisé mafieux - Pour la liberté de la recherche et de la presse dans la lutte contre la mafia


Entretien exclusif avec le Professeur Umberto Santino, Président de Centro Siciliano di Documentazione "Giuseppe Impastato", Palerme, réalisé par Chistian Pose, traduit de l'italien par Nathalie Bouyssès.
En mémoire de Giuseppe Impastato et des victimes du crime organisé mafieux, Tokyo/Palerme, 12 avril 2006 (fr. it.)

Deux événements historiques d'importance, cet entretien s'est achevé alors que la coalition de centre-gauche de Romano Prodi semblait victorieuse à l'Assemblée et au Sénat mettant un terme au "berlusconisme" symbole, dira le Pr. Santino, de la "légalisation de l'illégalité", alors que, étonnante symétrie, la police italienne annoncait l'arrestation de Bernardo Provenzano, chef suprême de Cosa Nostra (mafia sicilienne) dernier "parrain" historique de l'association criminelle après 42 ans de cavale...



Question 1 :
Professeur Santino, pouvez-vous nous parler de "L'alleanza e il compromesso" (1997), nous rappeler le contexte sociopolitique et sociohistorique de cet ouvrage très important, de son objectif et des poursuites en justice dont vous avez fait et faites l'objet ?


Umberto santino :

J’ai publié, en 1997, L’alleanza e il compromesso, un livre réunissant la documentation de deux de mes dossiers (le premier présenté à Strasbourg en 1984, le deuxième à Rome en 1989) qui concernaient le parlementaire européen, mêlé aux milieux mafieux, Salvo Lima. Je faisais, dans ce livre, une analyse des rapports entre la mafia et la politique, m’appuyant également sur des actes judiciaires du procès Andreotti. Dans cette analyse, le rapport mafia-politique est, à double titre, intrinsèquement lié au phénomène mafieux. D’abord parce que la mafia est un sujet politique dans la mesure où elle exerce un pouvoir sur un territoire déterminé et en contrôle les activités autant que les relations personnelles. Dans une deuxième mesure, la mafia joue un rôle politique à travers le système de rapports qu’elle a instauré avec certaines personnes de l’administration publique, des partis politiques et des institutions. Je publiais également, dans ce livre, les réponses apportées par Lima à ces dossiers ; un cas d’espèce puisqu’il n’existe pas d’autres réponses écrites de Lima aux accusations qui lui ont été reprochées. Lima soutenait qu’il n’était impliqué dans aucun procès judiciaire. Je répondais que mes dénonciations concernaient des relations avérées avec des hommes de la mafia et que, même si ce fait n’était pas criminel, il était cependant grave sur le plan ethico-politique.
J’ai également utilisé, en partie, dans ce livre, un texte anonyme concernant l’ancien ministre démocrate-chrétien Calogero Mannino, tout en précisant clairement que les textes anonymes émanaient en général, directement ou indirectement, du monde mafieux et qu’il était impossible de distinguer la vérité du mensonge. Mannino m’a assigné en procès civil, soutenant que je m’étais approprié les accusations de cet auteur anonyme. J’ai été condamné en première instance et en appel à une sanction pécuniaire modeste. Le jugement de première instance stipulait que le simple fait de citer un document, même si on ne le cautionne pas, était diffamatoire ; quant au jugement d’appel, il prétend que je n’ai pas respecté le principe de vérité : j’aurais dû m’assurer qu’il y avait eu un prononcé définitif du tribunal. En Italie, l’arrêt définitif est rendu par la Cour de Cassation et arrive de longues années plus tard. Les journaux pouvaient donc cesser de paraître, seuls les descendants pourraient effectuer des recherches.

Souvent, au cours des dernières années, des hommes politiques ont eu recours au jugement civil, lequel ne consiste qu’en l’échange de documents et ne prévoit ni débat ni approfondissement. C’est ainsi qu’a agi le président de la province de Palerme, le parlementaire européen Francesco Musotto à l’encontre du politologue Claudio Riolo, et c’est ainsi qu’a agi Mannino à mon encontre. Après le jugement de première instance de 2001, Riolo et moi, avec l’aide de certaines associations, avons lancé une campagne pour la liberté de la recherche et de la presse dans la lutte contre la mafia, et avons soutenu le fait que des problèmes de ce type devaient davantage être discutés devant un jury d’honneur que devant des tribunaux, et que les sanctions, au lieu d’être financières, l’honorabilité n’étant pas un produit de supermarché, devraient consister en des réponses, des éclaircissements, des corrections ou des ajouts. Nous souhaitons poursuivre cette campagne parce que nous considérons comme absolument nécessaire, dans une société démocratique, d’analyser les rapports entre la mafia et le contexte social et, par-dessus tout, avec la vie politique.



Question 2 :

Vous avez travaillé avec la Commission Parlementaire anti- mafia, quelles critiques faites-vous de la Commission et de l'appareil législatif et judiciaire italien spécifiquement anti- mafia régional et municipal ?
Y a-t-il des points positifs malgré tout, des relais pour les acteurs, chercheurs, politiques, magistrats, avocats, engagés dans la lutte contre le crime organisé mafieux ?
Les services secrets civils et militaires américains exercent-ils une quelconque influence sur le crime organisé, de Palerme à Rome ?


Umberto santino :

J’ai été consultant pour la Commission parlementaire de 2003 à 2005. J’ai démissionné parce qu’aucun travail ne m’a jamais été confié. La Commission était paralysée par la majorité et l’opposition ne parvenait pas à avoir un rôle effectif. Certains ont évidemment pensé que je me contenterais d’une charge honorifique.

Concernant la législation, il faut savoir qu’en Italie toutes les lois antimafia sont dictées par l’idée que la mafia est une usine à meurtres : s’il y a coup de feu, il y a mafia, pas dans le cas contraire. La loi antimafia de 1982 est arrivée après l’assassinat du général-préfet Dalla Chiesa, comme les autres lois sont arrivées après les attentats massacres dans lesquels ont péri les magistrats Falcone et Borsellino. Au cours des dernières années, les mafieux ont compris que les grands crimes avaient des effets boomerang et que mieux valait ne pas commettre d’atrocités retentissantes. On parle de “mafia souterraine” ou “invisible”, alors cela signifie, pour beaucoup, que la mafia n’existe plus ou que nous ne devons plus nous en soucier. Une bonne partie de la législation a été abrogée ou assouplie, les magistrats se sont retrouvés avec une marge de manœuvre limitée, et les commissaires chargés du racket et de la confiscation des biens ont été licenciés ou remplacés par des personnages inconsistants.

Le problème de ces dernières années, en Italie, est le berlusconisme ; une forme d’occupation du pouvoir qui considère l’illégalité comme une ressource et fait de l’impunité son étendard. Les lois ad personam créées pour protéger les intérêts de Berlusconi et de ses amis, l’attaque de la magistrature, les facilités permettant le rapatriement de capitaux de l’étranger et les exonérations ont engendré un cadre socio-politique que j’ai qualifié de “légalisation de l’illégalité”. Ce cadre est le plus propice aux organisations mafieuses qu’ait connu l’Italie depuis l’Unité. Comparativement aux cinquante années de pouvoir démocrate chrétien nous avons fait un grand saut en matière de qualité : le pouvoir démocrate chrétien était fondé sur une méditation de tous les pouvoirs, mafia comprise ; le berlusconisme est intrinsèquement fondé sur l’intérêt privé et l’illégalité.

Je ne sais pas si les services secrets américains jouent actuellement un rôle sur le terrain de la criminalité organisée. La mafia a été soutenue par les Américains après la seconde guerre mondiale, elle était alors un rempart contre le communisme, mais il faut éviter des lectures de l’Histoire du type : les ordres venaient de Washington. Il s’agissait d’une union par consentement mutuel, où se sont retrouvés mafia, propriétaires fonciers, partis conservateurs et facteurs géopolitiques. Quelques années plus tard, on a tout fait pour empêcher la coparticipation au pouvoir du Parti communiste, en ayant recours à des attentats massacres (de la Piazza Fontana en 1969 à la gare de Bologne en 1980) au cours desquels se sont rencontrés néo-fascistes, piduistes (loge maçonnique P2 de Licio Gelli), services secrets et où, dans certains cas, (attentat de Noël 1984) la mafia a joué un rôle judiciairement avéré.

Pour ce qui est des attentats plus récents (1992 et 1993), nous ne sommes pas parvenus à aller au-delà de la “coupole” mafieuse et la requête visant à constituer des commissions d’enquêtes parlementaires n’a pas abouti.



Question 3 :
Pouvez-vous nous parler de Pietro Grasso, nouveau procureur anti- mafia ? De sa fonction ? Sur quoi établit-il sa politique ? Sa nomination est récente, quels sont vos points de convergence et vos oppositions, s'il y a lieu ? Voyez-vous dans l'avenir des zones d'ombre ou des obstacles sérieux à sa politique ? Exerce-t-il une quelconque influence à l'échelle européenne, institutions gouvernementales, parlementaires, judiciaires, policières, renseignement ?


Umberto santino :

Pietro Grasso était juge-assesseur durant le maxiprocès de Palerme (1986-1987) et rédacteur du jugement de première instance. Il a ensuite été consultant pour la Commission antimafia, conseiller au ministère de la Justice lorsque Giovanni Falcone en assurait la direction, procureur adjoint près du Parquet national antimafia et procureur principal à Palerme. Certains magistrats lui ont reproché de ne pas poursuivre le travail du procureur Caselli sur le plan des rapports entre la mafia et la politique, mais il faut dire que les temps avaient changé, l’attention à l’égard du phénomène mafieux avait fléchi et le rôle de la magistrature, dans ce domaine, se limite aux affaires impliquant des délits. Je crois que, politiquement, on ne lutte plus contre la mafia depuis des années, le tout étant relégué à la magistrature.
Grasso est actuellement superprocureur national antimafia : les forces gouvernementales et de la majorité ont exclu Caselli par une loi ad personam concernant la limite d’âge ; chose honteuse et que j’ai dénoncée. Grasso n’a dit mot de cette exclusion et c’est lui qui a rejoint le Super Parquet. Les partis de droite ont évidemment préféré Grasso, lequel a déclaré, le jour suivant sa prise de fonction, que la lutte contre la mafia n’était plus au centre de l’attention, que le problème ne concernait pas uniquement la mafia militaire mais aussi la bourgeoisie mafieuse (expression que j’utilise dans mon analyse du système relationnel mafieux). Il a également clairement stipulé qu’il ne fallait pas, durant cette campagne électorale, proposer la candidature d’hommes mis en examen ou en procès, mais Forza Italia, et d’autres partis de centre droite, ont polémiqué sur ces déclarations. Il y a quelques jours, le Procureur Grasso a avoué que le thème de la mafia était absent et qu'il faudrait en parler pendant la campagne électorale et le Président de la Commission antimafia a déclaré, à propos de Forza Italia, qu’il s’agissait de “foutaises”. En somme, les droites croyaient que Grasso était un personnage sur lequel on pouvait compter, mais le procureur entend prouver qu’il est autonome et poursuit son propre chemin.
En tant que superprocureur, il a un certain pouvoir, mais doit tenir compte du cadre politique, et si des dispositions comme le mandat d’amener européen ou la convention des Nations Unies, ratifiée à Palerme en décembre 2000, existent au niveau européen ou international, elles sont restées sur le papier, le gouvernement Berlusconi ne les ayant pas signées.




Question 4:
Les moyens scientifiques des luttes civiles contre le crime organisé mafieux ont-ils augmenté? Quelles ont été les retombées du Forum Social anti-mafia et des campagnes citoyennes auprès des différentes villes du bassin méditerranéen ?


Umberto santino :

Sur le plan scientifique, il n’existe pas de programmes coordonnés de recherche. Nous agissons de manière autonome. Le Centre que j’ai fondé en 1977 est entièrement autofinancé, car la région sicilienne n’a pas de loi d’application générale et octroie l’argent public sur des critères de favoritisme. Il existe, en Sicile, d’autres centres d’études, financés par des fonds publics ; ils organisent des colloques et des débats mais n’effectuent pas de recherches. Les Universités ne font pratiquement rien : quelques études menées individuellement par certains professeurs et quelques séminaires, le plus souvent organisés par les étudiants.
Après les grandes manifestations qui ont suivi les attentats massacres de 92 et de 93, le rôle de la société civile s’est réduit à l’engagement d’une poignée de personnes. Les principales activités actuellement menées par les diverses associations de la société civiles sont les suivantes : le travail dans les écoles, la lutte antiracket et, dans une certaine limite, un usage social des biens confisqués. On parle, dans les écoles, de la légalité en règle générale ; l’antiracket n’existe qu'en Italie méridionale, alors que les extorsions et l’usure sont désormais répandus dans toute l’Italie ; au sujet des biens confisqués (encore trop peu), le gouvernement voulait instituer une loi qui fragilise, rende non définitive, la confiscation : nouveau coup porté à l’antimafia, et privilège pour la mafia.
Il existe en Italie, au niveau national, un réseau d’associations appelé Libera qui s’emploie à diverses initiatives. Les Forums antimafia et les campagnes impliquent un nombre limité de personnes et il n’y a pas, dans la zone méditerranéenne, de réelle conscience des phénomènes tels que le rôle des organisations criminelles dans l’immigration clandestine ou les trafics d’êtres humains. Il ne faut pas oublier qu’à l’intérieur du processus de mondialisation, nombreux sont les coins de la planète, zone méditerranéenne incluse, mais principalement sur les côtes africaines et dans les Balkans, où l’accumulation illégale est l’unique ressource face à l’exclusion sociale qui touche une grande partie de la population mondiale.
J’ai présenté, l’an dernier, au Forum de la Méditerranée de Barcelone, un rapport concernant ces thèmes mais l’attention demeure insuffisante. Au niveau européen, l’organisme ENCOD (The European Ngo Council on Drugs and Development) regroupe des organisations non gouvernementales mais n’a pas de fonds, et ne peut, de ce fait, rien entreprendre. L’un de nos livres sur le trafic de drogue, à destination des universités et des écoles secondaires supérieures, publié en 1993, en quatre langues (Dietro la droga, Derrière la Drogue, Behind Drugs, Detrás de la droga), grâce à un financement de la Communauté européenne, est aujourd’hui obsolète mais nous n’avons pas d’argent pour le republier. En France non plus, je ne crois pas que l’on fasse suffisamment. Une organisation qui effectuait un travail sérieux sur le trafic international des drogues, l’OGD (Observatoire Géopolitique des Drogues), dont le siège était à Paris et avec laquelle je collaborais, a dû cesser son activité par manque de financements.

[ Traduit de l’italien par Nathalie Bouyssès ]

Source:

Écrit par : Jacqueline | 10/08/2008

Meurtre de Marcel Vervloesem - Moord op Marcel Vervloesem - Murder of Marcel Vervloesem: Pétition-Petitie-Petition

Gezien:

- het gemediatiseerde proces tegen Marcel Vervloesem dat op een aantal valse klachten gebaseerd was enkel diende om Marcel Vervloesem het zwijgen omtrent de kinderpornozaak Zandvoort met de 88.539 slachtoffertjes op te leggen
- men Marcel Vervloesem daarvoor 10 jaar lang als een 'kindermisbruiker' afschilderde
- men hem zijn gezondheid ontnam (hartpatiënt, suikerziek, kanker die men in de gevangenis van Turnhout destijds vaststelde maar niet opvolgde)
- men hem, zonder rekening te houden met zijn kritieke gezondheidstoestand, opnieuw in de gevangenis wil opsluiten
- men weet dat hij in de gevangenis zal overlijden, zeker als hij daar met een dorst- en hongerstaking begint omdat hij vindt dat hij voldoende heeft kunnen bewijzen dat hij onschuldig is
- justitieminister Jo Vandeurzen van al deze feiten op de hoogte is maar niets ondernam tegen de diefstallen van ontlastende documenten en getuigenissen uit het strafdossier van Marcel Vervloesem
- justitieminister Vandeurzen zelfs niet reageert op de verdwijning van de cd-roms Zandvoort op het hof van beroep te Antwerpen die door de Hoge Raad voor de Justitie schriftelijk werd bevestigd enz.

kan men gerust spreken van een vooraf beraamde moord.

Ik verzoek dan ook iederéén om Marcel Vervloesem te ondersteunen en nationale en internationale mensenrechtenorganisaties aan te schrijven om de moord op aktievoerder Marcel Vervloesem te voorkomen.

Jan Boeykens
Voorzitter Werkgroep Morkhoven
werkgroepmorkhoven@gmail.com


Signez la pétition:
Sign the petition:
Onderteken de petitie:

Écrit par : Morkhoven | 17/08/2008

L'Ambassade de Chine: Les droits de l'homme en Belgique
Van: Jan Boeykens
Verzonden: zondag 24 augustus 2008
Aan: zhou_zhicheng@mfa.gov.cn
Betr: Les droits de l'homme en Belgique


Ambassade de Chine


Cher Monsieur,

Notre ministre-président Yves Leterme parlait pendant son visite à la Chine à nouveau du respect des droits de l'homme en Chine.

Mais en Belgique même, il y a un problème sérieux sur le plan des droits de l'homme et de l'enfant.

En attendant votre réponse,

Sincèrement,

Jan Boeykens
Président du Werkgroep Morkhoven

Werkgroep Morkhoven vzw-asbl
Rue de Faider 10
1060 Saint-Gilles
Belgique
nr. 443.439.55
Tel: 0032 (0)2 537 49 97
WerkgroepMorkhoven@gmail.com

-------------------


Marcel Vervloesem doit être assassiner discrètement


Sauvez Marcel Vervloesem de notre groupe d'action qui commençera une
grève de la faim et de la soif le 5.9.2008 et refusera de prendre ses
médicaments pour son coeur, son diabètes et son cancer. Il refusera
aussi tout traitement médical et toute réanimation. Cette grève lui
donne un maximum d'une semaine de chance de survie.

Marcel a lutté pendant vingt ans contre les réseaux pédocriminels et a
reçu les félicitations du président du Conseil de l'Europe pour son
travail en 1998.


Signez la pétition - Sign the petition - Leggere la petizione - Teken
de petitie:
- http://droitfondamental.eu/003-petitions_kinderrechten_aktivisme_Marcel_Vervloesem.htm
- http://droitfondamental.eu/phpBB2/index.php
Si vous avez des problemes de signer: Cliquez sur le lien
http://droitfondamental.eu/phpBB2/index.php et cliquez sur 'Register'
+ 'Log in'.Vous pouvez aussi envoyer votre mail à:
WerkgroepMorkhoven@gmail.com, webmaster@droitfondamental.eu,
issakaba@skynet.be

Contact: Werkgroep Morkhoven, Rue Faider, 1060 Saint-Gilles (Belgique)
- Tel.: (0032) 02 537 49 97

-----------

Info:

- http://www.zoegenot.be/CD-roms-pedocriminels-Onkelinx.html
- http://www.google.be/search?hl=fr&q=Ministre+Onkelinx+Zandvoort&btnG=Recherche+Google&meta=
- http://www.google.fr/search?hl=fr&q=affaire+zandvoort&btnG=Rechercher&meta=
- http://www.google.be/search?hl=fr&q=Gina+Bernaer+Pardaens&btnG=Rechercher&meta=
- http://www.google.be/search?hl=fr&pwst=1&sa=X&oi=spell&resnum=0&ct=result&cd=1&q=Gerrit+Ulrich+Zandvoort&spell=1
- http://www.google.be/search?hl=fr&q=Jacobs+zicot+turnhout&btnG=Rechercher&meta=
- http://www.janettseemann.info/ 1.8.2008: suspended, suspendu
- http://www.lepeededamocles.info/ 1.8.2008: suspended, suspendu
- http://www.droitfondamental.eu/
- http://www.comites-blancs.be/plan.php3
- http://de-lachende-advocaat.skynetblogs.be/post/6142710/belgique-les-rapports-entre-la-mafia-et-la-p
- http://groups.msn.com/WerkgroepMorkhoven
- http://werkgroep-morkhoven.skynetblogs.be/

Écrit par : Jan Boeykens | 24/08/2008

Adieu Gina
Zandvoort

Le meurtre de Gina Pardaens-Bernaer - Werkgroep Morkhoven.

†15 novembre 1998 †

Assistante sociale, Gina Pardaens-Bernaer avait rejoint le Werkgroep Morkhoven, à l'occassion de la découverte du réseau Zandvoort, en juillet 1998. Elle travaillait au dossier Schadwald, du nom d'un petit garçon disparu d'Allemagne à l'âge de 11 ans et dont la recherche avait mené l'association, au réseau. Elle découvrait rapidement l'implication des services secrets allemands, par le beau-père de l'enfant, Rainer Wolf.

Elle commençait alors à avoir des problèmes de perturbations de téléphone, de fax et d'ordinateur. Elle recevait des appels répétitifs de personnes qui raccrochaient après un long silence. Belgacom, alors monopole d'état en matière de téléphonie, ne prétendait pas réussir à trouver l’origine des interférences, ni des appels anonymes. Leur enquête les avait mené à découvrir qu'une deuxième ligne aurait été ouverte sur son téléphone sans qu'elle ne l'ait jamais commandé et qu'il y aurait eut "un petit fil détaché".

C'est Gina Pardaens-Bernaer qui fit une copie d'un des cédéroms de Zandvoort et l'envoya à l'organisation "CIDE", qui à son tour la communiqua à Interpol. Elle avait découvert un "film snuff", où figurait le viol et le meurtre d'une petite fille et dans lequel elle avait reconnu un ancien associé de Michel Nihoul, célèbre dans le dossier Dutroux. Des hommes l'arrêtaient dans un train et lui dirent d'arrêter ses recherches. Depuis, elle se déplaçait en voiture, mais elle fut rapidement suivie. Elle notait les plaques d’immatriculation, parmi lesquelles d'une Mercedes grise qui s’avérera être celle de l’ancien chauffeur du bar "Dolo: le quartier général de Michel Nihoul à Bruxelles, où il rencontrait tous les policiers qui "rataient" chaque enquêtes relatives à l'exploitation sexuelles d'enfants.

Elle avait collaboré au programme télévisé "Faits divers" de la RTBF, avec le journaliste Dessart. Ils furent tout deux interrogés par la police judiciaire au sujet de l’affaire Schadwald. Les officiers semblaient d'avantage intéressés à leurs connexions avec le Werkgroep Morkhoven, qu'à la disparition de l'enfant. L'audition lui avait paru "hautement remarquable, intimidante et clairement dirigée afin de lui faire révéler sur ses sources", avait-elle dit au journal "De Morgen".

Le harcèlement téléphonique augmentait. Elle recevait des menaces de mort, de personnes dont les voix étaient déformées par un appareillage électronique. Suite de deux de ces appels, son fils, alors qu'il était sur sa bicyclette, fut renversé par une voiture dont le conducteur s'enfuit sans s'arrêter.

Quatre mois étaient passés depuis que Gina Pardaens-Bernaer collaborait avec le Werkgroep Morkhoven, quand le 14 novembre 1998 au soir, elle appelait Jan Boeykens, président de l’association. La communication était si brouillée qu'ils avaient des difficultés à s'attendre l'un l'autre, mais il parvint à apprendre qu'elle avait été objet d'une nouvelle série de menaces de mort:- "Avec ce que j'ai découvert", dit-elle, "soit la Belgique explose, soit je suis assassinée".

La nuit même, à l'aube du 15 novembre, sa voiture fut retrouvée écrasée sous un pont, sans qu'aucune trace de freinage n'ait pu être relevé, aurait pu démontré qu'ils avaient été sabotés. L'état de la voiture se passe de commentaire.

La Belgique n'a pas explosé. Le meurtre ne fut objet d'aucune enquête policière. Peu après, le bureau de son avocat, Maître Arnould, était cambriolé et des dossiers étaient volés.

Les membres du Werkgroep Morkhoven, qui admiraient Gina Pardaens-Bernaer, furent brisés par ce meurtre, qui aurait pu être évité si la police avait rempli son devoir. Le Mémorial de Zandvoort, à l'occasion du dixième anniversaire de la découverte du réseau sera aussi fait en son honneur.

Adieu Gina, on ne t'oubliera jamais..

Écrit par : lulu | 22/09/2008

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